En premier lieu, faisons un petit point à date ainsi qu’un retour en arrière pour contextualiser mon histoire.

Je suis Sofia et je suis en ce moment en train de créer ma marque de body « boum boom” ainsi que de travailler sur une agence d’expérience de marque avec mon copain. Même si ce n’est pas simple, on essaie de faire ça tout en voyageant pour cumuler passion du voyage et de l’entrepreneuriat.

Je pars d’assez loin car initialement, j’ai fait des études de droit et j’étais donc destinée à une carrière d’avocate ou de juriste d’entreprise.

A partir de mon Master 1 en droit des affaires, j’ai commencé à totalement paniquer à propos de mon avenir car pour être honnête, je n’étais absolument pas excitée à l’idée de faire du droit toute ma vie.
En même temps que mon M1, j’ai donc décidé d’expérimenter un autre domaine et ai été embauchée chez Red Bull comme Student Brand Manager et ce fut pour moi une révélation : je voulais faire du marketing, du branding et créer des expériences de marque uniques pour les clients.

Virage à 360° : Après avoir passé les concours d’entrée non sans difficulté (se remettre aux maths c’est dur…), me voilà en M2 Brand Management que j’ai effectuée en alternance avec un poste en communication et RP au sein du groupe Mars.

Du coup diplômée en Droit et Branding, j’étais prête à relever les défis des marques avec de nouvelles idées, de fous événements à l’esprit et une réelle envie de créer des actions de marque originales et immersives.

First job

En octobre 2017, 3 jours après l’obtention de mon diplôme, j’arrive enfin avec toute cette motivation et cette envie chez Crème de la crème, une startup parisienne permettant à une communauté de freelances de trouver des missions dans le Digital.  Mon travail consistait à imaginer et à mettre en place des événements pour la communauté de freelances et j’ai eu la chance de passer une année extrêmement riche dans cette start-up.

L’équipe était formidable, j’avais beaucoup de liberté dans mon travail et je pouvais vraiment voir au quotidien la valeur de ce que je faisais.

Malgré tous les aspects positifs de mon poste de Field Marketing Manager, j’ai rapidement commencé à détecter (de la même manière que lorsque j’ai découvert que le droit ne me convenait pas) qu’il me manquait quelques éléments essentiels pour me sentir comblée :

  • Le désir de créer de la valeur pour un projet qui serait le mien.
    Travailler pour une entreprise, c’est cool, mais je pense qu’il n’y a rien de mieux que de travailler pour son propre bébé.
  • Le désir d’avoir plus de flexibilité dans mes horaires.
    Oui c’est déjà bien de ne pas pointer mais quand même…. On nous a martelé qu’une journée de travail “normale” est de 9h à 18h mais chaque personne a sa propre façon de travailler et son propre rythme. Parfois, j’ai envie de travailler de 7h à 15h pour profiter de l’après-midi et parfois je peux vouloir faire des journée de 9h à 21h. Entre nous, et je pense qu’un grand nombre de personnes pensent comme moi, l’important est la productivité et la motivation..et non non pas la quantité horaire de travail effectué.
  • Le désir de bouger et de voyager constamment.
    Poser des jours (si tenté que ce soit compatible avec les jours que votre patron et vos collègues posent) pour voyage et découvrir de nouvelles cultures me donnait le blues…. Refouler mes envies d’évasion devenait compliqué.
  • Le désir de ne pas avoir de poste de travail fixe.

La notion de mobilité est encore différente de celle du voyage. C’est l’idée de travailler où je veux, où que je sois. J’aime découvrir de nouveaux cafés, restaurants, endroits sympas etc….. L’idée d’être attaché à un seul lieu physique était pour ma part très compliqué.

J’ai aussi rapidement remarqué qu’il y avait plusieurs choses qui ne me convenaient pas et qui étaient inhérentes au statut d’employé :

  • Devoir travailler avec des gens avec lesquels je ne voulais absolument pas travailler.
  • Devoir rapporter à un supérieur.
  • Devoir utiliser les outils que l’entreprise utilise (je suis encore plus désolée pour ceux qui sont dans un grand groupe…).
  • Ne pas avoir le dernier mot sur les projets.

A cette époque, vers le début du mois de mai 2018, je commençais tout juste à initier ma marque de body « Boom boum » et à constater que la marque était assez bien accueillie par les filles à qui j’en parlais.

Pour situer, Boum boum est une marque de body de jour avec des valeurs 100% « Women empowerment”.

Pour l’anecdote, j’avais fait un body « Française » lors de la Coupe du Monde, (pour le porter personnellement) et j’ai été arrêté pas mal de fois dans la rue pour savoir où je l’avais acheté. Alors je me suis dit : « Pourquoi ne pas lancer ma marque tout de suite ? »

C’était génial de voir à quel point on peut être emporté par des gens qui aiment et qui sont enthousiasmés par ce qu’on leur offre…
C’est un sentiment unique de se dire que l’on peut créer un produit qui peut intéresser les gens en même déboucher sur un acte d’achat.

Je n’ai jamais menti à mon employeur au sujet de mes désirs d’entrepreneuriat. Ils étaient au courant de la marque que je construisais à côté de mon travail mais tout cela n’était que des projets secondaires.

Je rêvais de pouvoir un jour m’y consacrer entièrement mais pour être honnête, j’avais trop de barrières et de peurs pour me lancer. Je me disais finalement que mes projets resteraient toujours des projets secondaires et que je n’aurais jamais le courage de les réaliser à plein temps.

En plus, on ne va pas se mentir, il y a beaucoup de points bloquants pour se lancer :

  • l’absence de revenus réguliers
  • les conflits familiaux possibles avec notre choix
  • le jugement et le manque de confiance de son entourage
  • la peur d’un manque de stabilité dans ses journées
  • le risque de ne pas retrouver un emploi
  • ne pas savoir par ou commencer
  • les galères administratives possibles du statut de non salarié
  • la peur de la désocialisation
  • l’absence de fonds pour se lancerEt puis…. J’ai rencontré la personne qui, avec le recul, m’a aidé à débloquer la situation.

La rencontre

Parfois, il y a des gens comme ça qui entrent dans votre vie et qui, excusez-moi l’expression, foutent le bronx total.
C’est clairement ce qui m’est arrivé quand j’ai rencontré Arthur.

Comme expliqué, je voulais me lancer dans mes projets et vibrer jour après jour dessus mais comme beaucoup de gens aujourd’hui je pense, je n’avais pas la confiance nécessaire  pour sauter le pas.
C’était sans compter sur l’impact qu’Arthur aurait sur moi et sur la manière dont je voyais les différents éléments de ma vie.

Fin juin 2018, toujours chez Crème de la crème, je travaillais en tant que chef de projet sur le « Nomad Program ».
Le concept : offrir à un freelance de Crème de la crème l’opportunité de vivre pendant un mois entier l’expérience de digital nomad à Cap Town en Afrique du sud.

C’était la plus grande opération de marque que j’avais jamais initiée et organisée et j’étais honnêtement vraiment passionnée par ce programme.

Pour les besoins de l’organisation du Nomad Program, j’ai dû rencontrer le fondateur de Nomad House après plusieurs échanges par email. Je me souviens qu’à l’époque, je sentais que Nomad House, qui était notre partenaire, voulait se retirer de l’expérience ce qui aurait été une catastrophe pour l’organisation de cette opération… Il fallait que je rencontre l’équipe de Nomad House en personne pour savoir exactement l’état de notre collaboration.

Arrive le jour du rendez-vous – le mercredi 27 juin, 17h – et là, c’est le drame !

Arthur, le fondateur, arrête Nomad House (et annule effectivement notre partenariat et le logement gratuit que j’avais négocié) parce qu’il veut se recentrer sur sa stabilité, gérer son administration et avoir une vie moins vagabonde.

Pour moi, ce qu’il me disait était totalement absurde et « Nomad House » était une pépite, un diamant, tout ce que tu veux, qu’il ne devait pas laisser tomber et abandonner.
Tout au long de la soirée, on a parlé, parlé encore, rigolé, échangé sur nos vies et la connexion a été immédiate et incontrôlable.

Bilan : Je suis rentré chez moi à 1h du matin et j’avais convaincu Arthur de continuer Nomad House.

A partir du lendemain, on se voyait presque tous les jours et on a rapidement décidé de travailler ensemble sur Nomad House.
J’étais une fan inconditionnelle du concept mais il y avait pas mal d’éléments à revoir sur la marque. On travaillait pas mal sur un nouveau concept de la marque mais le marché était compliqué et on manquait de temps et d’argent pour s’impliquer à 100%.
En plus, Arthur avait déjà un gros passif avec Nomad House et il était pour lui difficile de se ré-impliquer sans repenser aux échecs du passé.

En ce qui concerne Boom boom, c’était top car Arthur est arrivé avec un regard neuf sur la marque. Il m’a soutenu tous les jours et m’a aidé à grandir sur Instagram, l’entrepreneuriat ou encore la confiance en soi.
Peu à peu, j’ai commencé à développer mes compétences en médias sociaux et j’avais de plus en plus confiance en ce que je pouvais accomplir.

Arthur me disait au quotidien des paroles fortes et encourageantes et il m’a donné un soutien inconditionnel dans les moments difficiles, surtout au sujet de mon travail.  De nature très sensible, j’ai parfois eu de grandes difficultés au cours des trois derniers mois précédant mon départ.
Son soutien, le poids de ses mots et la confiance qu’il m’accordait au quotidien étaient d’une valeur inestimable.

C’est incroyable à quelle point une personne peut vous motiver et vous donner la force d’avancer et de vous dépasser. Recevoir du positif et de la compassion au quotidien peut honnêtement transformer une journée.

Je remercie intérieurement Arthur chaque jour et je pense ne pas le faire suffisamment dans la vraie vie d’ailleurs (alors je vais le faire !).

La révélation : Le Cap

On y était !
3 novembre 2018 : décollage pour Cape Town avec Arthur et le freelance sélectionné (Mourad petite dédicace) pour le Nomad Program !  

Petit aperçu de mon état d’esprit à ce moment là : j’étais hyper heureuse de faire le Nomad Program mais je commençais clairement à vouloir voler de mes propres ailes et quitter mon travail. J’étais aussi très enthousiaste à l’idée de partir à l’étranger pour un mois entier en télétravail.

Travailler à l’étranger seule, en tant que salariée, dans une entreprise qui n’a pas l’habitude de ce type de télétravail, c’est dur !

Sur place, je devais gérer beaucoup de choses pour que le programme se déroule au mieux et il y avait beaucoup d’aspects à prendre en compte : la mentalité sud-africaine totalement différente de la nôtre, la dangerosité de certains endroits, l’accès au WIFI parfois limité, les différentes envies de chaque personne présente sur place, les changements de programme etc…..

Tous ces éléments ne sont pas forcément faciles à comprendre pour un manager en France et quand en plus votre collaborateur (aka moi) n’est pas la plus grande des expertes en communication, forcément ça crée de la frustration et des incompréhensions.

Comme je l’ai expliqué, je suis une personne hypersensible et j’ai plus d’une fois complètement craqué. J’ai trouvais injuste et difficile qu’on puisse remettre en question mon travail alors que je travaillais dur sur place pour que tout fonctionne du mieux que possible.  
J’avais bien entendu une grande part de responsabilité dans cette situation. En effet, j’aurais dû communiquer davantage et documenter mes journées de façon plus rigoureuse et régulière.

Un conseil : si vous travaillez à l’étranger, pratiquez l’hyper communication avec votre manager.  Il est nécessaire d’anticiper et de documenter vos journées et ce que vous faites pour qu’il n’y ait pas d’incompréhension et de frustration. Prévenez en avance sur vos rendez-vous, vos enjeux etc…..

La partie intéressante c’est que en même temps que ces moments difficiles, je ne me suis jamais sentie aussi libre et bien que pendant cette période.
Je n’avais pas de bureau fixe, j’organisais mes journées comme je le voulais, je pouvais découvrir de nouveaux endroits, rencontrer de nouvelles personnes, faire mon sport à l’heure que je voulais, etc. Ce fut une vraie révélation…

Parallèlement, Arthur m’aidait à me poser des questions assez compliquées sur moi-même et ce que je voulais. C’est difficile de se poser soi même ce genre de questions,  probablement par peur de se heurter à la vérité et d’agir en conséquence.

Ces questions m’ont permis de réfléchir beaucoup à ce que je voulais vraiment :

Est-ce que tu te lève à Paris avec la motivation de travailler le matin ?

Est-ce que ce que tu fais te fait vibrer ?

Si je te disais que demain ton projet peut marcher, tu quitterais ton job ?

Est-ce que tu es stimulée au quotidien ?

Qu’est-ce qui est hiérarchiquement le plus important aujourd’hui ? Stabilité financière ou faire ce que tu aimes mais avec le risque que ça ne fonctionne pas ?

Ce sont des questions qui résonnaient tous les jours en moi et j’ai découvert petit à petit les réponses, pour ensuite trouver les solutions.

Je ne voulais travailler que sur mes projets, quel que soit le résultat de l’expérience. Je commençais à me débarrasser de toutes mes anxiétés et surtout à vouloir m’écouter moi-même et me faire confiance.

Tous les points de blocage n’avaient plus vraiment d’importance et j’ai pu trouver des solutions pour chacun d’entre eux :

  • l’absence de revenus réguliers

J’essaie de négocier une rupture conventionnelle pour obtenir le chômage et au pire je retourne chez mes parents ou je mange des pâtes.

  • les conflits familiaux possibles

Est-ce que je vais être heureuse si je vis pour mes parents et pas pour moi-même ? Je ne pense pas… S’ils ne comprennent pas, je ne dois pas m’en vouloir de suivre mes envies et mes passions.

  • le jugement et le manque de confiance de son entourage

De la même manière que pour les parents, je ne dois pas vivre pour les autres mais pour moi-même. Si je suis heureuse, mon entourage le sera, même s’ils ne comprend pas mes choix. Sinon, tant mieux pour moi, ça fera un écrémage.

  • la peur d’un manque de stabilité dans ses journées

Il y a des tas de manière de se créer des routines et de garder une discipline et une sorte de stabilité dans ses journées. Il faut se documenter, s’entourer et surtout garder beaucoup de volonté!

  • le risque de ne pas retrouver un emploi

J’en ai bien trouvé un en sortant de l’école, non ? Quoi qu’il arrive c’est une expérience positive sur un CV et autant partir sur l’idée que ça va marcher.

  • ne pas savoir par ou commencer

C’est une excuse. On trouve des formations partout, des tas de personnes sont volontaires pour mentorer de jeunes entrepreneurs, il y a des tas d’évènements pour écouter d’autres histoires d’entrepreneurs etc… Il faut juste y mettre du sien.

  • les galères administratives possibles du statut de non salarié

C’est un fait…. Il est plus simple d’avoir un appartement avant de se lancer ou un très bon garant….. Sinon, c’est compliqué mais au pire il y a toujours la solutions de la famille ou des amis.

  • la peur de la désocialisation

En premier lieu, bien-sûr que je peux garder contact avec mes amis ! Aussi, il y a des tas d’événements de networking dans beaucoup de villes de France? C’est un super moyens de rencontrer d’autres personnes qui vivent la même expérience que moi.  

  • la peur de l’échec

Certaines personnes sont mortes sans essayer juste à cause de cette peur-là. Il ne faut pas être paralysé par la peur de l’échec mais accepter que tout projet peut fonctionner comme être un flop…Un peu de courage!

  • la peur de ne pas avoir les compétences nécessaires

C’est un fait, je ne sais pas tout faire. On a presque tous des gens autour de nous pour nous conseiller, il y a un tas de formations gratuites, on peut trouver des mentors etc… Tout est question de motivation et d’implication.

  • l’absence de fonds pour se lancer

Eh bien, on va arrêter d’essayer de lancer un site parfait avec un stock de 1000 body au lancement! Autant y aller step by step mais au moins lancer quelque chose. Ça prend plus de temps, mais au moins ça se concrétise.

Une fois revenue de Cape Town, j’étais sûre de moi à 100% : je voulais vraiment me consacrer à Nomad House et boom boum, voyager et travailler sans contrainte, et surtout…créer de la valeur pour moi et mes propres projets.

Début novembre, la semaine suivant mon retour du Cap, j’ai annoncé mon départ à crème de la crème.

Conclusion : posez-vous ces questions seul(e)s si personne ne vous pousse à le faire.

Il est important de vivre pour soi-même et avant je vivais pour les autres une vie qui ne me convenait pas.  

Quand je dis ça, je veux dire que je me laissais plus emporter par la routine de ma vie et l’obligation morale de devoir satisfaire mon entourage que par ce qui me rendait vraiment heureuse MOI.

Je me souviens que par exemple, avant d’annoncer à la crème de la crème que je partais, je me suis dit « Ohlala je ne peux pas faire ça à mon manager » ou encore « ma mère va en être malade »…. On se met souvent des barrières tout seul en s’auto-censurant car on accorde plus d’importance aux autres qu’à soi même.

Résultat : mon ancien manager s’est très bien remis de mon départ et ma mère va très bien!

Certains choix sont certes compliqués à faire mais le plus important est de les faire en pleine conscience et surtout en essayant de se mettre au centre de son propre bonheur.

La décision de commencer l’entrepreneuriat a été l’une des meilleures décisions de ma vie et je n’ai aucun regret.

Ce n’est pas facile et j’ai de nouveaux problèmes chaque jour.

Je fais face à l’incompréhension totale de ma famille, j’ai souvent le moral dans les chaussettes, j’ai un pouvoir d’achat beaucoup plus bas, etc. mais je suis plus heureuse que jamais car je peux satisfaire les éléments essentiels à mon bonheur personnel.

Last To Do à faire avant de se lancer selon moi :

  • Déterminer les aspects négatifs et nuisibles de votre vie quotidienne.
  • Déterminer ce qui compte le plus pour vous et ce qui vous rend heureux au quotidien.
  • Analyser les réels risques à prendre pour votre projet sans se trouver d’excuses
  • Réussir à se projeter et penser sans trop d’éléments extérieurs : votre vie n’est pas la vie des autres.
  • Se remettre au centre des décisions : le plus important… c’est vous !
  • Ne pas se trouver mille et une excuses qui plombent votre motivaiton et vous empêchent d’avancer
  • Échanger avec des personnes qui sont dans le même processus de création que vous ou qui l’ont récemment été
  • Commencer quelque part sans attendre la perfection et un produit 100% terminé ou nickel chrome.  Le fondateur de KFC a bien commencé par vendre du poulet dans la rue!  

Pour conclure, mon expérience personnelle me force à dire qu’on ne doit pas accepter une situation personnelle insatisfaisante parce qu’on ne croit pas en soi ou parce qu’on a peur de l’échec et du regard des autres.

On peut attendre toute une vie comme ça et ne jamais être heureux!

Alors, écoutez-vous, faites les choix qui vous rendent heureux et laissez tomber les personnes négatives autour de vous qui vous empêchent d’avancer et de vivre vos passions.  

PS : Pour suivre mes aventures et tout savoir sur mes journée d’entrepreneure, vous pouvez me retrouver sur Instagram @sofiamyvibes

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Sofia

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